
Avatar était, sans conteste, l’un des films les plus attendus de l’année passée. Notamment grâce à l’utilisation "révolutionnaire" de la 3D et aussi, bien sûr, grâce à la puissance évocatrice du nom de "James Cameron", réalisateur auréolé de succès divers et variés et à qui l’ont doit principalement le très côté Titanic et le tout aussi connu Terminator (et, accessoirement, aussi sa suite Terminator 2). Bref, vous l’aurez compris, y a de quoi faire remuer la masse. Mais en regardant le résultat final on peut se demander pourquoi, justement, un tel buzz, une tel attente fébrile, pourquoi décrier un film de chef-d’œuvre avant même sa sortie en salle ? Que d’incohérence et que de surprise lorsque que l’on matte fièrement le dit "chef-d’œuvre".
Certes, le film n’est en aucun cas mauvais, bien au contraire, il est enivrant, merveilleux, fantastique. On ne peut que s’émouvoir de tant de splendide, de tant d’emphase visuelle, d’une telle beauté, d’une telle magnificence. Le paysage, les créatures, l’ambiance, le contexte, tout est "énorme", tout est superbe. Toute cette "purée technique" est incroyablement réaliste et d’une beauté indescriptible. Et aucun défaut, absolument aucun, ne vient perturber ce gigantissime spectacle visuel. C’est un véritable obus qu’on se prend en pleine poire (et pas seulement). Nous sommes ébahies, hagards, la bouche ouverte, la bave aux lèvres et les yeux en sangs, zombifiés par tant d’extase.
A partir de ce moment là, le spectateur moyen réagit de la façon la plus simple et la plus évidente qui soit, il "plonge dedans et il kiffe" sans chercher à comprendre ni pourquoi, ni comment. Et c’est là que j’entre en scène (et oui, je m’intègre pour une fois moi personnellement à ma critique). Durant mon premier visionnage, j’ai réagit en totale contradiction avec cette règle et je me suis contenté d’analyser. J’ai cherché toutes les conneries qui soient, tout ce qui pourraient entacher la réputation du film et le fait est, que j’ai trouvé pas mal de chose. J’ai pensé de tel façon : "p*** que c’est niais ! p*** que c’est moraliste ! p*** que c’est cliché ! p*** que c’est pompeux ! etc… " Et je suis ressortis de la salle en ayant regardé un véritable jeu-vidéo. Plein d’emphase visuelle fantastique mais étrangement vide, ou alors trop plein de clichés.
Et je m’en suis allé le redécouvrir une seconde fois, craignant d’avoir manqué quelque chose, de m’être trop plier à la dure loi de la critique, et c’est là que j’ai agis en totale contradiction avec mon premier visionnage et que je me suis plié, non sans mal, à la règle du spectateur moyen, j’ai plongé et j’ai kiffé. Bref, je l’ai étrangement trouvé bien moins balourd, bien moi chiant que la première fois. J’ai trouvé l’histoire particulièrement prenante, superbement rythmée et très réussie, même si je ne suis pas un grand fan de ces fuckin’ discours écolos. Et malgré le fait que j’ai carrément adoré, je me suis une fois de plus posé la question du pourquoi du comment ce film à tant était buzzé et tellement acclamé. Car il est vrai que, la "révolutionnaire" 3D mise à part, le film n'est que, ou presque que, du rabaché, du vus et revus.
Je suis donc vraiment décontenancé par ce long-métrage, je ne sais vraiment pas quel chemin suivre. Je ne tirerais donc qu’une vague conclusion : Avatar est une œuvre entièrement, mais pas uniquement visuelle, un petit peu trop remplis de clichés foireux et d’une substance scénaristique trop prévisible et trop pompeuse.
PS : Dur dur de critiquer.